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23 Jan

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

Publié par Vincent  - Catégories :  #Randonnées

Dimanche 6 janvier 2012, 3 jours après le passage du cylcone Dumile sur l'île nous partons avec 2 amis sur les pas de la fameuse course de la "Diagonale des Fous" qui se déroule chaque année à la réunion. Course dîte la plus difficile au monde et qui faisait en 2012 environ 170 km sur 10 000 m de dénivelés positifs.

 

Cette course traverse l'île du Sud au Nord en partant de Cap Méchant pour finir à Saint Denis, capitale économique de l'île. (Voir vidéo)

Notre tracet légèrement différent de celui de la Diagonale des Fous, traverse la plupart des plus beaux endroits de l'île, à savoir, le volcan de la Fournaise (2300 m), le Piton des Neiges (3100 m), le cirque de Cilaos, le cirque de Mafate et le cirque de Salazie.

 

Pour des raisons pratiques (proximité et intérêt de la marche) nous partons du bas de la rivière Langevin à 150 m d'altitude pour arriver à la fin du chemin de la roche écrite (début de la route damée vers Saint Denis).

 

Mes compagnons de route sont Lilian, un breton venu trouver le soleil sur l'île et Christophe un Doubiste qui en avait marre des froids sibériens de sa région.

 

On a décidé de faire un trip sans prise de tête et de voir au jour le jour. On ne connaissait donc pas la date de retour.

 

Voici les lieux ou nous avons dormis du Sud au Nord. 

 

Principales étapes :

 

- Montée du Piton de la Fournaise

- Piton Textor

- Plaine des cafres

- Piton des Neiges

- En bas du Col du Taibit (cirque de Cilaos)

- Village La nouvelle (cirque de Mafate)

- Sur le Chemin de la Roche écrite

 

Matériel emporté :

 

- 2 sacs de 70L et 1 de 50L

- 3 sacs de couchage (prévoire température proche de 0 au piton des neiges)

- 3 matelas

- 2 tentes (T3 et T2)

- 3 frontales et 3 cartes IGN 

- matériel pour cuisiner

- de la nouriture pour plusieurs jours

- 3 appareils photos

- un panneau solaire photovoltaique portable (que nous n'avons pas réussi à faire marcher)

 

Les sacs font environ 15 kg chacun. C'est beaucoup mais on peut difficilement réduire le poids étant donné le peu de vêtements emportés.

 

Christophe et Lilian

Christophe et Lilian

Jour 1 :

 

Max, un ami à Lilian et Christophe nous amène et nous dépose à 9h au départ du périple.

 

Rivière Langevin, on vérifie les sacs, on sous-pèse et là on se dit que nos sacs sont vraiment lourds. On ne peut pas dire que nous sommes des randonneurs expérimentés, j'ai tout juste à mon actif une rando de 3h AR depuis 2 mois que je suis à la Réunion... Peu importe, on y est, on ne peut plus reculer!

 

Le début de la rando sur la route longe la rivière pendant plusieurs kilomètres. Ca monte doucement mais après quelques minutes on se dit déjà que l'on va en baver.

 

Vers 11h, tout transpirant, on s'arrête pour se baigner et reposer les pieds.

 

Cascades Langevin
Cascades Langevin

Cascades Langevin

Sur le chemin
Sur le chemin

Sur le chemin

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

 

Lilian a vu gros pour la première journée, il pensait que l'on ferait les 25 km de montée dans la journée. Totalement impossible pour les débutants que nous sommes.

 

A 18h et après avoir lutté pour monter à mi parcours et en recherche d'un espace plat pour poser au moins une tente, on s'arrête au milieu d'un chemin de 50 cm de large. On est à deux doigts de s'installer içi et de dormir uniquement sur nos matelats.

 

La raison prend finalement le dessus et nous continuons l'ascension. 

Pause au milieu du chemin

Pause au milieu du chemin

20h30 : On trouve finalement un trou avec du sable au milieu de la roche volcanique pour poser une tente et faire un barbecue. On s'empresse de manger toutes les bonnes choses que nous avons emporté afin de gagner quelques grammes dans les sacs (chips - cacahuètes - paté). Du grand luxe me direz vous.

Feux de camp le 1er soir

Feux de camp le 1er soir

RaJour 2 :

 

Petit réveil à 8h après une bonne nuit de sommeil, Lilian se rend compte qu'il a perdu un de ses 2 tee-shirts lors d'une pose la veille 200 m vertical plus bas. Christophe, sur motivé s'en va chercher le bien précieux.

On en profite pour prendre un peu d'avance et grimper 150 m. 30 min passent depuis que nous sommes arrêtés et toujours pas de Christophe en vue. Il marche pourtant assez vite et n'a pas son sac sur le dos. On se décide à redescendre à l'emplacement de la tente ou nous avons toujours en visuel son sac à dos. Ce n'est qu'arrivé au campement que l'on aperçoit christophe qui remonte. Il a raté le tee-shirt et est descendu de 500 m...

 

On est bon pour se retaper les 150 m et continuer l'ascension jusqu'au sommet.

 

On se rend compte en montant que nous avons bien fait de nous arrêter camper dans le trou de la nuit précédente. Il n'y a pratiquement pas d'espaces plats. Juste de la roche volcanique coupante.

 

 

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

 

Vers midi on atteint la crête. Epuisés, on s'arrête. On se rend compte que le sol est bouillant. Il doit être à 45°C minimum. Il ne faut pas oublier que l'on est en plein sur un volcan.

 

Une personne nous dépasse en courant alors que nous sommes allongés,, histoire de bien nous dégouter.

 

Il y a vraiment des grands fous sur les chemins. Il a du partir super tôt ce matin celui là!

Repos sur les couches de lave du Volcan
Repos sur les couches de lave du Volcan
Repos sur les couches de lave du Volcan

Repos sur les couches de lave du Volcan

Peu après on atteint la plaine des sables, une plaine au sable rouge orangé et désertique. Au loin, on aperçoit les voitures qui vont au volcan accessible via la route.

Plaine des Sables
Plaine des Sables

Plaine des Sables

Après 45min de marche sous le soleil, (il n'y a pas d'ombre avant plusieurs kilomètres) nous arrivons à la route que nous suivons ensuite pour arriver au gîte du volcan vers 14h. Nous n'avons pas prévu de nous arrêter dormir içi mais un bon repas chaud nous ferait le plus grand bien.

Depuis la plaine des sables vers le Volcan
Depuis la plaine des sables vers le Volcan
Depuis la plaine des sables vers le Volcan

Depuis la plaine des sables vers le Volcan

 

aC'est bien évidemment 3 fois plus cher qu'en centre ville au bord de mer. Qu'à celà ne tienne, on a trop faim, on craque, on opte pour le bon carry porc et chamipgnon, un régale!

 

Vers 15h on reprend la route, on devait initialement se rendre dans le cratère du volcan (3h30 AR depuis le gîte) mais nous avons trop de retard. On fait donc l'impasse. Je me dis que j'aurai d'autres occasions pour venir voir ça de plus près.

 

Direction donc le Piton Textor pour y passer la nuit. En suivant la route du volcan du Sud vers le Nord on traverse une plaine magnifique, désertique. Il fait super beau et le contraste des lumières est superbe. 

 

Direction le plateau Basaltes
Direction le plateau Basaltes
Direction le plateau Basaltes

Direction le plateau Basaltes

Vient ensuite la montée du plateau des Basaltes (200 m vertical). On a une vue splendide sur la vallée. Sur la gauche (voir photo), une mère de nuage qui s'accorche à la crète abrupte et qui nous permet de garder un temps superbe sur la vallée.

Vue depuis le plateau Basaltes

Vue depuis le plateau Basaltes

Vers 19h30 on plante la tente sur un espace aménagé appelé kiosque sur la carte IGN. Lilian pense y trouver à manger, il ne s'agit en fait que d'une table abritée par une sorte de chapiteau.

 

L'espace est équipé d'un coin barbecue, on tente en vain d'allumer un feu. Le bois est malheureusement trop mouillé, seules les petites herbes brulent le temps de quelques secondes. Pas assez pour le gros bois.

 

On fini la soirée à la frontale. Cette nuit là on utilise pour la première fois le réchaud fraîchement acheté à Hyper U. On se rend compte que l'on a oublié de prendre des récipients et on se retrouve forcés de manger dans la mini casserole qui ne peut contenir que 200 gr de pâtes pour 3 ...

 

Pour la prochaine fois, prévoir de petites assiettes en plastique !

 

On a bien marché aujourd'hui et à 20h30 tout le monde au lit.

 

 
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

Jour 3 :

 

Réveil difficile vers 8h, et oui on fait des grasses mat'. On se fait quand même de grosses nuits de sommeil (presque 12h).

 

La veille nous n'avions pas vraiment vu le paysage depuis le campement. On aperçoit au loin le Piton des Neiges, une sacré trotte depuis l'endroit ou l'on se trouve.

 

Sur la carte IGN on s'est apercu qu'il y avait une marre à 100 m de la tente. On en profite pour se faire beau et propre, c'est qu'on transpire pas mal, pour ne pas dire beaucoup !

 

J'en profite pour remplir nos bouteilles. L'eau à l'air très bonne. Ca c'était avant que Christophe ne me dise qu'il y a des bouses de vaches en plein milieu de la marre... Pas très ragoutant quand même :-)

 

Par mesures de précaution on se résigne à ne pas boire l'eau des bouteilles et ce malgré les pastilles utilisées. On a quand même de la chance, aujourd'hui le temps est mitigé et notre trajet passe par les paturages de la Réunion. On va être au frais toute la journée.

8h47 tout le monde décolle on commence notre descente ver Bourg Murat, le village ou nous devons nous réapprovisionner, il ne nous reste plus que des pates et du riz...

Le kiosque et le Piton des Neiges au loin
Le kiosque et le Piton des Neiges au loin

Le kiosque et le Piton des Neiges au loin

 

Le sentier que nous empruntons (GR R2) se faufile à travers les champs. On se croirait dans le Limousin, fini les paysages secs, les montagnes et les plages, place à la verdure et à l'odeur de la campagne.

Vers midi et après avoir coupé à travers champs parce que bien évidemment on s'est perdu (sinon ce ne serait pas drôle), on arrive à Bourg Murat.

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

On s'installe au premier snack et on découvre avec stupeur la différence entre les prix à emporter et sur place, +50 % sur les tarifs . Ahh il en profite le bougre, il se fait plaisir !

 

Tans pis, on se rabat sur le bon vieux sandwich bouchon gratiné, une spécialité de l'île. Le genre de produit bien gras et bien sain. Bon en même temps on se dépense bien chaque jour, pas de complexe à avoir.

 

La patron du snack nous informe que l'épicerie la plus proche (et pas la moins chere) n'ouvre qu'à 14h ... Voila qui ne nous arrange pas, on va perdre 2h sur le timming, on doit changer nos plans pour la nuit.

A 14h on se pointe devant ce qui ressemble à un vieux magasin tout poussiéreux. Depuis l'extérieur on aperçoit des vieilleries chinoises, de vieux calendriers datants de 1996 ... Et bien évidement personne à l'intérieur. Ah j'ai oublié de vous dire qu'il commence à pleuvoir des cordes. On s'abrite t'en bien que mal devant le magasin en attendant l'ouverture.

 

Un passant nous dit que ça ouvre entre 14h et 14h30 ... Humm, très bien.

 

Ca a finalement ouvert à 14h45. L'intérieur de l'épicerie est à l'image de la devanture. Seul un néon sur deux marche, les murs sont à moitié moisis et 4 caddies se courent après. J'en prend un avant que la patronne ne me rattrape pour me dire, "non pas celui là c'est celui du pain".

 

Ahh, très bien.

Il faut également économiser les sacs plastiques pour prendre des fruits, il n'y en a pas beaucoup.

On parcours rapidement les rayons, il n'y a pas grand chose et tout y est super cher. Il faut savoir que sur l'île les prix s'envolent au fur et à mesure que l'altitude augmente. Les paquets de gateaux BN à 3€ sont monnaies courante.

 

A la caisse, il n'y a bien sur rien d'automatisé et donc pas de tiquet de caisse. On aperçoit même sur la main de la patronne les prix des pommes et des oranges pesées à la balance au fond du magasin.

Le ponpon dans l'histoire c'est qu'en sortant du magain on s'est aperçu que l'épicerie dont nous avait parlé le patron était en fait 10 m plus haut ... On a cas même bien ris!

 

 

Ce passage par le magasin nous aura permi d'éviter la pluie, que dis je, les torrents. Vers 15h20 nous repartons en direction de la plaine des cafres sur le GR R2.

Piton des Neiges par la Plaine des Câfres

Piton des Neiges par la Plaine des Câfres

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

Vers 18h nous décidons de nous arrêter camper sur le dernier champ avant l'entrée du sentier dans la forêt de Bébour qui mène au Piton des Neiges. L'atmosphère est humide, l'herbe mouillée mais tans pis, c'est ça ou marcher à la frontale et installer les tentes sur un terrain accidenté.

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

 

Jour 4 :

 

A l'image du coucher, le lever est humide et brumeux. Vers 8h je sors la tête de la tente, elles sont entourées d'un épaix brouillard qui empêche le soleil de percer. Les chaussures sont trempées, super ! Mes collègues tardent à sortir de leur tente.

 

8h30, les nuages se dissipent et le soleil fait son apparition. On en profite pour tout faire sécher (chaussures - semelles - chaussettes).

 

Les tentes au petit matin

Les tentes au petit matin

Vers 9h on remballe et on se lance sur le GR R2. Le début du chemin est plutôt facile, on avance bien sous les arbres, à l'abri du soleil. On sent que le cyclone est passé par là, de nombreux arbres sont en travers du sentier. C'est le moment que je déteste le plus, être obligé d'enlever le sac pour le remettre 10 sec plus tard ... Arghhh. On n'a pas vraiment le choix.

Après 2h30 de marche nous arrivons au sommet d'une crête que l'on franchit avec l'aide d'échelles. On a une vue magnifique sur les montagnes. Puis on débouche sur un point d'eau et une cascade, chaleur bolige, on se rafraîchit.

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

C'est à 14h que l'on atteint le gîte du Volcan (altitude 2 500 m), petite maison perchée dans la montagne et proposant des repas le soir. Manque de bol on ne profitera pas du carry (certainement excellent) du repas de 18h30. On a prévu d'être au sommet du Piton des Neiges pour le coucher de soleil à 19h.

 

Aucune route ne mène au Piton et seuls trois accès (c'est déjà beaucoup) permettent d'y accéder. L'hélicoptère est le seul moyen pour se faire livrer du matériel et de la nourriture.

 

1ere option: Depuis la plaine des cafres, environ 14km jusqu'au gîte. (C'est ce que nous avons fait)

 

2ème option : Depuis Cilaos en passant par "Le Bloc", la voix la plus difficile. On passe de 1350 à 2500 m. Des lacets interminables. Le chemin est cependant très bien tracé.

 

3ème option : Depuis le cirque de Salazie

 

Après un repas de roi (pates chinoises, tranche de jambon + pomme) on attaque la dernière montée de la journée. 600 m vertical jusqu'au sommet de l'Océan Indien.

 

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

Petit moment d'hésitation quant au chemin à emprunter. Christophe se rappelle que la montée jusqu'au sommet se fait en longeant la crète sur la droite. Malheureusement on a laissé les cartes IGN en plus d'autres produits au gîte pour s'alléger. On marche donc sur environ 4 km dans la mauvaise direction.

 

Notre chemin ne semble pas remonter sur la crête en question. Après 30 minutes à marche forcée on décide de revenir sur nos pas. Le gîte semble déjà bien loin. Il est alors 16h45 et il était annoncé 1h45 depuis le gîte jusqu'au sommet. 16H45 + 1H45 + 30min (pour revenir sur nos pas) = 19h. On a tout juste le temps pour revenir et admirer le coucher de soleil.

 

Retour en courant jusqu'au gîte que l'on atteint à 17h10. Je suis à moitié cramé, j'ai tout donné pour revenir et je dois maintenant grimper 600m. Dur dur.

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

Christophe encore pleine d'énergie part devant. Je monte avec Lilian, péniblement, en traînant les pieds. Je me dis que ce serait trop bête de rater le coucher pour 15 minutes de retard. On met les bouchées doubles.

 

Le chemin depuis le gîte jusq'au Piton des neiges se fait par un sentier rocailleux et glissant. Il n'est pas évident de garder un bon rythme.

 

On arrive finalement à 18h20. On aura mit seulement 1h10 pour monter. Christophe lui sera monté en 45min. Il est assez impressionnant. Il a d'ailleurs déjà commencé à installer la tente.

 

A 3100 m l'atmosphère est bien plus fraîche et un vent terrible balaye les arrêtes. On a avait déjà pas bien chaud dans la montée, on ne tarde pas à se couvrir.

Quelques personnes passent également la nuit au sommet, tout le monde se cache derrière les amas de pierres assemblés par les précédents campeurs. La tente est installée dans un demi igloo de pierre.

 

 

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous

On peut maintenant s'installer pour admirer le coucher de soleil. On a de la chance, la météo est parfaite, le ciel est dégagé et quelques nuages nous permettent d'avoir de beaux effets de lumière.

On aperçoit le sommet du Grand Bénare !

 

On ne reste pas longtemps dehors, il fait vraiment trop froid malgré le pantalon, la petite veste, le pancho qui me protège du vent (un tout petit peu) et mon chapeau.

La plupart des autres randonneurs sont dans la même galère que nous. Personne n'est équipé pour rester par 5°C dehors. Le bonnet et les gants seraient les bienvenus !

 

Il fait tellement froid que l'on fait une croix sur le repas. Je ne sais même pas si l'on aurait réussi à faire bouillir de l'eau avec un vent pareil. On se contente d'une orange et de gateaux. On a pris notre précédent repas vers 14h30. On devrait pouvoir tenir jusqu'au lendemain :)

 

Christophe utilise sa montre thermomètre pour voir la température extérieure. Elle annonce 7°C. C'est sans compter le vent. La température ressentie doit frauler les zéro degré.

 

Lilian n'est d'ailleurs pas super bien équipé pour dormir. Son duvet affiche une température optimale de 11°C. Le pauvre n'a pas fermé l'oeil de la nuit.

 

Je crois que pour chacun d'entre nous cette nuit aura été la plus difficile, le froid, le vent et le manque d'espace : combo gagnant !

Coucher de soleil sur le Piton des Neiges
Coucher de soleil sur le Piton des Neiges

Coucher de soleil sur le Piton des Neiges

 

Jour 5 :

 

Le soleil se lève vers 5h mais à 4h30 nous sommes déjà bien reveillés, surtout Lilian que l'on retrouve assis en boule et qiu ne bouge plus. Frigorifié...

 

On entend dehors des randonneurs qui arrivent au sommet du Piton des Neiges, ils ont du partir du gîte ou de Cilaos et marcher de nuit. Je me dis qu'on a bien fait de dormir là haut même si les conditions n'étaient pas idéales.

4h45, on jette un coup d'oeil hors de la tente, toujours pas de soleil à l'horizon, juste des gens qui sont congelés et qui attendent en se cachant tant bien que mal des rafales de vent.

 

5h : Dur dur de sortir mais nous sommes venus pour ça et le soleil commence à se lever,.

 

Au moment même ou le soleil pointe son nez à l'horion mon appareil photo affiche "batterie vide" ... Arghhh vite vite prendre la batterie de secours. Le froid à eu raison de la première, elle s'est vidée d'un coup.

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
Le Lever de soleil sur le Volcan de la Fournaise

Le Lever de soleil sur le Volcan de la Fournaise

 

Le soleil se lève derrier le volcan de la Fournaise et laisse apparaitre un dégradé de bleu sur les collines. Magnifique ! On profite du soleil pour se réchauffer un petit peu, prendre quelques photos des autres versants et on remballe la tente. Il fait beaucoup trop froid pour rester là haut 1h de plus.

Le cirque de Cilaos

Le cirque de Cilaos

Au sommet du Piton des Neiges
Au sommet du Piton des Neiges

Au sommet du Piton des Neiges

La descente du Piton vers Cilaos
La descente du Piton vers Cilaos

La descente du Piton vers Cilaos

"En descendant de la montagne ..."

"En descendant de la montagne ..."

6h : Tous le sacs sont prêts et on entame la descente vers le gîte que l'on mettre moins d'une heure à atteindre. Il y fait nettement moins froid. On enchaîne aussitôt par la redescente vers Cilaos via "Le Bloc" : 1150 m vertical à redescendre, des dizaines et des dizaines de virages en épingles, des centaines de marches, qui a dit que descendre était plus simple que monter ??

 

C'est un vrai calvaire. Heureusement que la vue sur le cirque de Cilaos est magnifique. On a de la chance, le ciel est dégagé et ne semble pas vouloir se couvrir.

 

Cilaos

Cilaos

la descente du Bloc
la descente du Bloc

la descente du Bloc

 

2 heures plus tard et avec les genoux en compotes nous rejoignons la route qui mène au village de Cilaos. Lilian qui est descendu comme une flèche nous attend déjà en bas. Il nous dit que Pascale Blanc ne devrait plus tarder à arriver.

Je crois bien que je ne vous ai pas encore parlé de lui. Il s'agit d'un réunionnais au défi un peu fou. Il s'est lancé dans un course folle de 4 jours durant laquelle il va parcourir 440 km à travers l'île. 440 km sans dormir, juste ravitaillé par sa famille et ses amis. Une course encore plus difficile que la Diagonale des fous !!

On aperçoit non loin, sur une table de pique nique, des personnes (son staff) qui l'attendent.

 

20 min plus tard, le voila qui arrive avec quelques amis. Il a semble t'il du retard sur son planning. Il vient d'enchaîner la montée au Piton, la descente et il ne s'arrête même pas une minute ou deux, il file vers Cilaos. A côté nous sommes vraiment des petits joueurs. Bon il faut dire que nous sommes quand même bien chargés ;-)

Pascale Blanc

Pascale Blanc

Non, sérieusement, il y a vraiment des fous sur cette planète !!

 

Petite pause terminée, on file vers le village pour se réapprovisionner en nourriture et casser la croute.

 

Petit passage par l'office du tourisme pour demander des renseignements. Un conseil si vous passez par là, ne faîtes pas confiance à la femme de la caisse lorsqu'elle vous rend la monnaie, elle ne sait pas compter ... Trois erreurs en 30 secondes, c'était à se demander si elle ne le faisait pas exprès.

Cilaos et son église
Cilaos et son église

Cilaos et son église

Après une courte pause sur la place du village pour manger un bon pain poulet frites, direction Bassin bleu à 45min de marche du village pour se baigner et faire une bonne lessive!

 
Nous sommes finalement restés bien 2h à bronzer au soleil, allongés sur des filets d'eaux, un régal. Je me dis que je reviendrai y passer un aprem pique nique. Cadre reposant à la fraîche, parfait !
Lilian et Christophe

Lilian et Christophe

15h, nous repartons en direction de ce qui doit être notre campement pour la nuit. Nous avons prévu de poser nos tentes au pied du col du Taibit, juste entre les cirques de Cilaos et Mafate.

Vue depuis le sentier qui mène au Col du Taibit
Vue depuis le sentier qui mène au Col du Taibit

Vue depuis le sentier qui mène au Col du Taibit

 

On y arrive vers 18h, le cadre est vraiment sympa, il s'agit d'un campement situé au sommet d'une crevasse au fond de laquelle coule une rivière. On a une vue à couper le souffle sur les montagnes, des tables pour s'installer, un coin barbecue et même une fontaine d'eau. Que demande le peuple !!
 
Inutile de vous repréciser le menu du repas du soir, on mange tous les soirs la même chose. Des pates et du jambon.
 
Cette nuit là je me couche dés 20h, la descente vers le village de Cilaos m'a coupé les jambes en deux et demain on enchaîne par 800 m de dénivelés positifs. Courage !
Tentes au pied du col du Taibit

Tentes au pied du col du Taibit

Jour 6 :

 

Disfonctionnement du réveil, on se lève plus tard que prévu, le soleil commence déjà à pointer le bout de son nez au dessus des montagnes. On voulait monter à la fraîche, c'est raté.

 

Vers 9h on a tout remballé et on se dirige vers le début de la rando.

 

Sur le chemin on aperçoit une camionnete de l'ONF (Office National des Forêts). Ils se préparent à aller rafistoler le sentier que nous avons emprunté hier. Ils n'ont pas l'air sur-motivés. Ils ont quand même un sacré boulot à accomplir. Nettoyer tous les sentiers de l'île sur lesquels des arbres sont tombés ... Et on en a vu un paquet.

 

Le début de la rando est difficile, il faut remettre les muscles en marche et attendre que les douleurs des courbatures disparaissent. Heureusement après 15min d'ascension le sentier est ombragé. Il le restera quasiment jusqu'au sommet 700m plus haut.

En chemin on passe devant une sorte d'aire de repos aménagée par l'association des 3 Salazes. Des cabanes construites en bois et en tolles. Il y a même un évier et de bonbonnes de gaz. Ils ont du s'amuser à les monter sur leurs dos ...

Le campement de l'association des "3 Salazes"
Le campement de l'association des "3 Salazes"

Le campement de l'association des "3 Salazes"

En se baladant un peu plus dans le camp on s'aperçoit qu'il y a même des parterres de fleurs et des endroits ou planter sa tente. L'endroit idéal pour être au calme. Il y a une belle vue, de l'eau, le bruit d'une cascade et de la végatation. Il y a d'ailleurs déjà une tente installée.

 

45 minutes plus tard on arrive au Col du Taibit. On domine deux cirques, celui de Cilaos que l'on laisse derrière nous et celui de Mafate. La montée vaut vraiment le coup d'oeil, d'autant plus qu'il n'y a pratiquement aucun nuage alors qu'il est déjà 10h30.

 

Après avoir discutés quelques minutes avec d'autres randonneurs on commence la descente. En bas on peut voir le village de Marla et celui de la Nouvelle au loin. C'est l'endroit ou nous passerons la nuit.

Vue sur Mafate depuis le col du Taibit

Vue sur Mafate depuis le col du Taibit

Il faut savoir que le cirque de Mafate à une particularité. Il n'est désservi par aucune route !! Seuls plusieurs sentiers de randonnées permettent d'y accéder. Il n'y a donc aucune voiture, aucun chemin pavé, rien du tout.  Tout juste quelques maisons par çi par là et un calme absolut. Seul bémol, les quelques hélicoptères qui font les vas et viens au dessus du cirque pour approvisionner les habitants et permettre à quelques touristes fainéants de voir le cirque.

 

On arrive à Marlat vers 11h, la descente a été beaucoup plus soft que celle de Cilaos, je sens que la nuit de sommeil a été profitable.

 

On se dirige vers la première épicerie pour y faire une petite pause. Lilian veut également acheter un tee shirt que l'on ne trouve que dans le cirque de Mafate, le fameux tee shirt "Mafatigué". Malheureusement ils ne prennent pas la carte bleue. S'il le prend,il ne nous restera pas assez d'argent pour continuer à acheter de quoi manger héhé. Des touristes arrêtés en même temps que nous nous disent qu'on peut payer avec la CB au village de la Nouvelle.

 

On regarde un peu les prix pratiqués dans le cirque, c'est prohibitif !! Tout est hors de prix ... Ce soir on ne mangera pas de chips et de cacahuettes, finis les petits plus, on se comptentera de nos pates et de notre jambon qui à d'ailleurs du mal à supporter la chaleur.

 

Il n'est pas loin de midi, on tente de manger quelque chose, il parait qu'il y a un snack à 150 m. On se régale déjà d'un bon sandwich américain. Arrivés sur place nous sommes accueillis par des enfants qui semblent tenir le lieu.

 

Ils nous disent qu'ils n'ont rien d'autre que des bouchons et qu'ils n'ont pas de fromage pour faire un pain gratiné... Payer un sandwich 5€ et ne pas se régaler ... On préfère encore manger nos restes, grosse déception.

En descendant vers Marla

En descendant vers Marla

Marla

Marla

Au snack "Le Marla"
Au snack "Le Marla"

Au snack "Le Marla"

On décide de se rendre à la rivière la plus proche, à "Trois Roches" plus exactement. On ne sait pas vraiment à quoi ça ressemble mais il parait que celà vaut le coup d'oeil.

 

Le chemin qui y mène est chaotique, des cailloux instablent de partout, heureusement que ça ne fait que descendre. Je pense que le cyclone n'a pas du arranger la situation.

 

Après bien 1h30 de marche on arrive au fameux endroit. Il s'agit en fait d'un endroit ou l'eau de la rivière s'engoufre dans un canyon d'environ 40 m de haut et surplombé de trois gros rochers. Vraiment impressionnant.

 

On installe notre barda pour manger. Petit réchaud pour les pates, jambon et paté au menu pour ne pas changer. On va profiter de la baguette à 2€ achetée à Marla.

 

Nous sommes finalement restés 2 bonnes heures allongés sur les rochers bouillants. Je crois qu'on s'est tous endormis avant de se reveiller à 15h30. Réveil très difficile, on essaye de se motiver car on a encore 1h30 de marche avant d'arriver à la Nouvelle.

 

 

Rivière des 3 roches
Rivière des 3 roches

Rivière des 3 roches

Rivière des 3 roches

Rivière des 3 roches

Les premiers 150 m vertical sont très durs, on grimpe sur une pente à 30-40 % chargés comme des mulets et après 20 minutes de marche on transpire déjà tous comme des boeux

 

Peu après on arrive à la soit disant "plaine des sables". Il ne s'agit en fait que d'un plateau occupé par quelques vaches, pas la trace du moindre grain de sable à l'horizon. On se demande parfois comment et par qui les noms des sites sont choisis.

 

17h : On entre dans le village de la Nouvelle qui parait 2 fois plus grand que celui de Marla. C'est une ambiance surnaturelle, la plus part des jardins sont tondus au poil, tout est propre, une personne dort allongé par terre sur l'herbe et les maisons semblent bien rangées. Une maison sur deux est d'ailleurs un snack-bar-épicerie, le reste : des gîtes :)

Village La Nouvelle
Village La Nouvelle

Village La Nouvelle

 

Lilian se remet en recherche du fameux tee-shirt, les gens ne semblent pas savoir ou on peut l'acheter ou alors vaguement. Partout ou il passe on lui dit d'aller voir le voisin.

 

Il parait qu'on ne peut finalement l'acheter qu'à la boulangerie ... Original non ?

 

On apprend 5min plus tard que le boulanger est parti ce matin à l'hopital en hélicoptère et qu'il ne reviendra pas avant plusieurs jours ... Ohh la guigne, tant pis, Lilian n'aura pas son tee-shirt. Bon en même temps, 25 € un tee shirt avec deux pauvres collines dessinées dessus c'est un peu cher non?

 

Après avoir fait le tour du village on s'installe finalement sur l'espace réservé aux campeurs, juste à la sortie du village. Ne voyant pas de points d'eau on demande à un habitant qui passe par là s'il sait ou se trouve le point le plus proche. Il nous indique la direction du centre du village.

 

Ce n'est que le lendemain que l'on se rend compte qu'il y a en fait un robinet à 15m de la tente et la personne qui haibtait içi l'ignorait.. C'est dingue ! On a l'impression que dans Mafate tous les gens sont à l'Ouest, les informations données sont des plus douteuses ... Ils ne savent rien! A moins que ce ne soit pour s'amuser des touristes...

 

Bon on s'en est quand même sorti en utilisant l'eau du ruisseau plus que douteux qui coulait à côté. Il parait qu'en faisant bouillir l'eau on détruit les bactéries, il paraît !

 

Pour ce qui est de la nuit sensée être une des plus calmes du séjour (absense de routes et de voitures), on a été servi ! Ca a commencé avec le groupe électrogène du village, un bruit énorme et continu, suivit de près par les crapeaux. Bien évidemment on ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin, les chiens se sont mis à aboyer suivis des coqs et des poules. Et dire que la plus part des touristes payent des gîtes pour ne pas fermer l'oeil de la nuit.

 

Ahh oui, j'ai oublié de vous dire avant de cloturer ce jour, à Mafate les poules, ou plutôt les pintades, montent dans les arbres et y passent la nuit. Certainement pour échapper à leurs propriétaires et à la marmitte ! On a même trouvé une peau de vache, ou de chèvre, on ne sait pas trop, sur le toit d'une maison ... Insolite.

Des poules sur un arbre, qui picorent du pain dur ...

Des poules sur un arbre, qui picorent du pain dur ...

Jour 7 :

 

Réveil à l'aube, on remercie les animaux du village. Le ciel couvert se dégage un peu, on sent que le temps commence à se gâter.

 

On doit rejoindre le cirque de Salazie en remontant par le Col des boeux, 2h de marche jusqu'au sommet.

 

Après une partie un peu raide ou l'on croise énormément de monde, beaucoup plus que les précédents jours (on réalisera par la suite que l'on est Samedi et que les Réunionnais sont de sortie), on débouche sur un mini plateau. Là, une personne d'environ 50 ans nous aborde pour nous demander si nous n'avons pas vu passer sa mère, il l'a semble t'il perdu. Il nous raconte également qu'hier une personne est morte sur le chemin de la rando : crise cardiaque ...

 

La fin de la rando se fait sous une fine pluie, les nuages ont envahi le cirque, on ne voit plus rien du tout et il y a toujours autant de personnes qui descendent au village. Les pauvres, ils ne vont rien voir de la journée .

 

Passé le col des boeux nous nous dirigeons vers Grand Ilet, le premier village du cirque de Salazie. On pensait descendre rapidement le col en suivant la route, on a mis prêt de 2h pour y parvenir. Par chance la pluie s'arrête et le ciel se dégage pour laisser apparâitre le cirque. On essaye de s'arrêter au premier bouiboui que l'on trouve.

 

On croit avoir trouvé le bon endroit mais ils ne prennent pas la carte bleue. On demande si par hasard ils savent ou elle est acceptée et à quel endroit on peut trouver un distributeur de billets.

 

Apparamment personne ne prend la carte à Grand Ilet et pour le distributeur il faut aller au village de Salazie, à 16 km d'içi !! On fini par trouver une épicerie dans laquelle il reste encore un peu de pains et des bouchons. On donne toute la monnaie qu'il nous reste, il doit nous rester 20 centimes en liquide pour terminer notre parcours.

 

On se demande quand même comment les gens du coin font pour vivre dans ces lieux isolés. Ils doivent avoir toutes leurs économies chez eux dans un coffre fort ou bien faire du troc.

Grand Ilet

Grand Ilet

Le bloc de la Roche Ecrite depuis la terrasse du snack

Le bloc de la Roche Ecrite depuis la terrasse du snack

A la terrasse ou nous sommes installés pour manger ce délicieux sandwich on discute avec quelques personnes qui sont visiblement du coin. On leur dit que l'on compte rejoindre Saint Denis en passant par la "Roche Ecrite". Grand étonnement des personnes. "Par la Roche Ecrite, vraiment ?"

 

On apprend que c'est la rando la plus difficile de la Réunion. 1100 m vertical à monter sur une parois dont la pente avoisine les 50%. Les gars nous montrent la falaise de loin. Ah oui quand même, ca fait une trotte et ca monte plutôt pas mal, et puis ce n'est pas comme si mes cuisses et mes mollets étaient en feux.

 

Christophe et Lilian insistent pour la faire aujourd'hui. Initialement on devait la monter le lendemain mais nous sommes arrivés en avance à Grand Ilet.

 

 

Les chouchous du cirque de Salazie

Les chouchous du cirque de Salazie

Il est 14h et un panneau au début de la montée affiche 3h30 jusqu'à la Roche Ecrite, un des plus beaux points de vue de l'île.

Début de la rando

Début de la rando

Le début est super hard, c'est limite de l'escalade, on s'accroche aux rochers et aux racines pour monter. On sent bien les sacs qui nous tirent en arrière.

 

Je pensais faire une pause toutes les 5 minutes, je n'en ai finalement pas fait une seule. Aussitôt que je m'arrêtais 1-2 secondes pour souffler, je sentais la crampe arriver à la vitesse grand V ... C'est je crois la côte que j'ai monté le plus vite depuis le début du séjour.

Lilian dans la montée

Lilian dans la montée

En chemin on passe devant une stelle en l'honneur d'un coureur de la diagonale des fous qui a perdu la vie durant la course sur ce sentier en 2002 (chute mortelle)...

La course ne passe dorénavant plus par le sentier de la Roche Ecrite, jugée trop dangereuse pour les coureurs. 

Nous sommes fnalement arrivés là haut en 1h34 contre 2h45 affiché pour atteindre le sommet. La chance est avec nous, il fait encore bien beau et on peu apercevoir le cirque de Salazie depuis son point le plus haut.

Vue depuis le sommet

Vue depuis le sommet

A l'assaut de la Roche Ecrite
A l'assaut de la Roche Ecrite
A l'assaut de la Roche Ecrite

A l'assaut de la Roche Ecrite

 

Il ne nous reste plus que 45 minutes de marche pour rejoindre la Roche Ecrite. A notre arrivée on aperçoit encore le Piton des Neiges mais les nuages recouvrent tout le reste. En partant aussi tard on ne pensait pas avoir la possibilité de voir quoique ce soit. On a bien fait d'aller vite, 10 min après notre arrivée tout était dans les nuages.

 

Il ne nous reste maintenant plus qu'a nous diriger vers le dernier gîte qui se trouve sur notre route pour y installer la tente avant la descente finale vers Saint Denis.

Vue sur le Piton des Neiges depuis la Roche Ecrite

Vue sur le Piton des Neiges depuis la Roche Ecrite

Jour 8 :

 

Bon voilà on y est, le dernier jour de rando !

On a environ 2h de marche, que de la descente pour arriver au début de la route damée et prendre ensuite un bus pour le centre de Saint Denis.

 

A notre arrivée au parking on voit une personne qui rentre de son entrainement qui redescend. Par chance il est seul et accepte de nous emmener en ville à la gare routière. C'est sur le chemin, dans la voiture, qu'on s'e rend compte qu'il nous restait une sacré trotte à faire sur la route. Les virages n'en finissent plus et Saint Denis ce n'est pas la porte à côté.

 

Ce qui aurait dû nous prendre 4h ne nous aura finalement pris que 20 minutes. Un grand merci à la personne qui nous a pris en stop.

 

11h20 : On prend le bus Zeclair (Z1) pour Saint Pierre. Retour au bercail pour un bon repas et du repos !

 

On aura mis exactement 7 jours complets pour parcours environ 110 km. Nous n'avons malheureusement pas le dénivelé positif et négatif du parcours...

 

Un grand merci à Lilian et Christophe avec qui j'ai passé une semaine extra en pleine nature. Merci aussi pour les photos. (Une partie des photos de cette album proviennent de leurs appareils).

7 jours sur les traces de la Diagonale des Fous
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Aurélie 07/11/2015 16:03

Sympa cette traversée ! Merci pour le partage.

jokokos 12/02/2015 23:47

super article! cela confirme mon projet et une bonne alternative au guide! merci

Olivier 24/07/2014 14:34

Sympa votre blog,

ça fait plaisir de trouver des personnes pour découvrir la Réunion de cette façon !!!


Félicitations !!

Benoit 27/06/2014 11:25

Salut les Gars,
Super votre article. Je trouve votre aventure super et je m'eninspirerais bien pour faire la même chose.
Avez vous la trace GPS de ce que vous avez fait (je e pose la question au vu du profil d'altitude) ?
Est ce que vous avez rencontrés des difficultés pour vous orientés ?
A quel période de l'année avez vous fait ce voyage ?
Merci de vos réponses !!

Benoit

Benoit 27/06/2014 14:17

Merci de ta réponse aussi rapide !

Est ce que ça te derangerais de me m'écrire sur mon mail : misterpouet@hotmail.com ?
J'aimerais te poser d'avantage de question notement sur l'itinéraire ! J'ai fait un semblant d'itinéraire et j'aimerais te le soumettre pour que tu me dise ce que tu en penses avec ton expérience.
En fait, on ne veux pas faire le GRR2 en totalité. On trouve les 100km que vous avez fait tout simplement parfait par rapport au timing qu'on veux passer dans les montagnes. De plus, on veux éviter tous les gites du GRR2.
Je ne suis pas dispo ce week end jusqu'à Jeudi 03/06.
Je veux faire le voyage en Octobre donc j'ai un peu de temps.
Bon week end

Benoit

Vincent 27/06/2014 12:06

Salut,

Merci pour ton commentaire.
Malheureusement on n'a pas la trace GPS, un de mes amis avait une montre qui indiquait l'altitude (ce qui était vraiment sympa pour savoir combien il nous restait à monter chaque fois).

Pas de problème pour se repérer, à la réunion c'est plutôt très bien balisé sur les sentiers mais je te conseille quand même de prendre des cartes IGN (si jamais tu n'as pas internet ça peut être utile en cas de changement de plan de dernière minute).

On a fait la traversée début janvier juste après le cyclone Dumile en 2013. On a eu énormément de chance avec le temps, seulement 4h de pluies sur 7 jours ...

Je te conseille vivement la traversée de Mafate (et non pas le détour que nous avons fait) car c'est vraiment magique même si c'est plus dur).

Xavier 07/06/2014 09:26

Super article, merci! juste dommage que vos photos soient trop saturées...

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Voyages dans l'Océan Indien et Pacifique